Historique

historique«Une excellente innovation romande à Berne: le Fichier français». Ainsi titrait un journal fin 1959 au sujet de l’Association qui célébrera son jubilé en 2009. L’on apprend par cet article les motifs qui ont poussé quelques fonctionnaires à créer une association: il fallait «lutter contre le massacre de la langue française», selon la formule d'André Amiguet, un des fondateurs, et donc «former un cercle d’études dont les tâches premières furent de se refuser à employer des termes et expressions indignes de notre langue et, conséquence directe, de constituer un fichier». La rédaction d’un fichier allemand-français destiné plus particulièrement aux traducteurs, faisait également partie du projet.


sous la loupe, anc. Fichier français de Berne


Quelques points d’histoire - rétrospective de Jean Pierre Monnerat -


Préambule

Au lendemain des festivités du 50e anniversaire, j’ai pris l’engagement de fixer quelques traits d’histoire du Fichier. Je suis peut-être le plus ancien, après Charles Reichenbach et Madame Bühler, membres fondateurs encore en vie, à pouvoir réaliser ce travail. Mais tout est relatif : quand je suis entré au Fichier en juin 1961 je devais être le 570e membre ! Où est l’ancienneté ? Le Fichier fonctionne sous la forme d’une Association selon les articles 60 et suivants du CCS. (statuts en annexe no 1)

En un peu moins de deux ans, le Fichier avait connu une croissance incroyablement rapide. Le nombre des membres a atteint les 800 en 7 ans. Il est resté stable, autour des 800, pendant une quinzaine d’années. Puis, devant l’impossibilité de continuer à publier des fiches blanches, le nombre des abonnés a chuté et s’est établi autour des 650, vers 1977. C’est aussi cette année-là que le comité convoquait une assemblée générale disant « l’avenir du Fichier ne tient plus qu’à un fil ». A la suite de quelques consultations le comité se restructurait et Blaise Crevoisier et moi-même y entrions. Parmi les membres fondateurs, trois le quittaient ou l’avaient déjà quitté : MM. Rime, Reichenbach et de Bros. Monsieur Bühler était décédé depuis quelques temps déjà. Ce nouveau comité se composait de MM. André Amiguet, Pierre Murith, Ernest Stocker, Blaise Crevoisier et Jean-Pierre Monnerat, nouveau « trésorier-administrateur ». Il n’y avait alors plus que Stocker et Crevoisier qui étaient encore employés de la Confédération. Patrick Bergen rejoignait le comité en 1982, Patrice Clerc en 1983, Antoine Saucy en 1992, Elisabeth Kleiner, Renaud Moeschler et Walter Blaser une année ou deux plus tard, Anne-Lise Greber-Borel et Isabelle Montavon Gasser en 2010. Ernest Stocker le quittait en 1985, André Amiguet en 1992, Blaise Crevoisier en 1997, Antoine Saucy en 1998, Patrice Clerc en 2010, Jean-Pierre Monnerat en 2011. Tout en restant membre du comité, Patrick Bergen cède sa place de président, lors de l’Assemblée générale de 2011, à Anne-Lise Greber-Borel. Il reste « ministre des relations publiques ».

Fiches

Les commissions « fiches », elles, étaient bien revêtues. Il y en avait deux : La Commission « Fiches blanches » qui proposait, sur des fiches blanches de format A6, une critique d’emplois abusifs ou erronés de termes de la langue française. Elle s’est éteinte en 1971. La Commission « Fiches vertes » proposant, sur fiches A6 de couleur verte, des traductions dans un français de bon aloi, de termes, mots et expressions de la langue allemande. Cette commission est toujours en vigueur. Les fiches sont sur internet. Elles sont aussi disponibles, imprimées sur papier cartonné. Voir le dépliant en annexe no 2.

Mais revenons un peu à la fondation et à l’histoire de l’association.

Les premières années

Le 25 août 1959, réunis dans un des salons du Schweizerhof à Berne, une vingtaine de traducteurs de divers services de l’administration fédérale répondaient à l’invitation de quatre d’entre eux, MM. Amiguet, de Bros, Bühler et Reichenbach, tendant à mettre en commun leur expérience et leurs connaissances. Cette idée s’imposait alors parce qu’il n’était plus possible aux rédacteurs et aux traducteurs francophones de la Confédération de continuer à vivre isolés les uns des autres sans se communiquer leurs incertitudes et sans se sentir épaulés dans leurs certitudes. Une collaboration plus étroite s’imposait pour résister aux pressions d’auteurs de langue allemande, pour encourager une émulation réciproque et pour favoriser les liens d’amitié si précieux entre traducteurs voués à des spécialisations diverses.

La réunion du 25 août apportait donc, aux uns et aux autres, plus qu’un réconfort : une force. Très modestement, les participants à cette première rencontre pensaient qu’il suffirait de se retrouver chaque mois et d’apporter à la séance des cas devant lesquels ils trébuchaient ou pour lesquels ils éprouvaient la nécessité d’affirmer leur certitude. Mais il fallut bien se rendre compte que le système s’essoufflerait très rapidement. La proposition de rédiger les conclusions des entretiens sur des fiches servies par abonnement apparut bientôt comme la solution la meilleure. Ainsi fut fait, en même temps que fut trouvé le nom de notre cercle.

Deux mois après sa création, le Fichier français comptait déjà plus de cent abonnés et il avait débordé les frontières de la ville fédérale pour s’en aller propager ses idées, et ses fiches, dans les cantons de Bâle-Ville, Zurich, Vaud et Neuchâtel. Le mois suivant, il compte plus de deux cents membres (abonnés). C’est l’occasion pour lui d’affirmer le principe fondamental sur lequel il fonde ses intentions et de le communiquer à ses membres : « L’autorité du Fichier français est faite de la loyauté et de la fermeté avec lesquelles chaque abonné respecte les décisions de l’assemblée et s’astreint à suivre les recommandations qui figurent sur les fiches ». Il y avait une assemblée chaque mois !

En février 1960, le Fichier abandonne les fiches polycopiées pour les éditer en typographie. Il risque un grand coup : à l’époque – nous sommes au sixième mois d’existence – il y a trois cents abonnés. Or on imprime cinq cents fiches. L’audace fut récompensée puisque le 15 décembre 1960, nous dénombrions 516 abonnés. Le prix de l’abonnement, fixé à 5 francs en août 2009, est porté à 7 francs le cent de fiches dès le 1e janvier 1961. Il est resté à ce tarif pendant 10 ans. Cette absence de publicité a été compensée par des soutiens divers soulignant la pertinence et la qualité de nos travaux, notamment par le professeur Camille Dudan dans les journaux et revues auxquels il collaborait, le journaliste Jean Nicolier de la Gazette de Lausanne. Hors de nos frontières, Vie et langage, Défense de la langue française, les Nouvelles littéraires consacrèrent de nombreux articles d’estime à nos travaux. En 1968, un étudiant de l’Université d’Upsal tient même compte du Fichier français dans sa thèse de doctorat en lettres portant sur la défense organisée de la langue française.

Grâce à cette notoriété, nos fiches s’envolent régulièrement vers le Canada, la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Espagne, la Suède, le Japon, l’Afrique.

10e anniversaire

Lors de son 10e anniversaire, en 1969, le Fichier compte plus de 800 membres-abonnés. Cela peut apparaître comme une stagnation puisqu’il en comptait déjà 800 en 1967, mais il n’en est rien. Il est indubitable que le Fichier pourrait compter 1000 abonnés et plus en cette année où il fête son 10e anniversaire. Si tel n’est pas le cas, c’est qu’il est une communauté et non un commerce de fiches. Il tient fermement à ce principe. Tous les travaux sont faits bénévolement. Mieux - pire diront les esprits mercantiles – il n’y a pas d’abonnements gratuits. Tous ceux qui travaillent paient aussi leur abonnement. Le respect de ce principe fixe donc des limites aux possibilités de recrutement de nouveaux membres. Et puis, il ne fait aucune publicité. Participaient à la manifestation du 10e anniversaire Messieurs Roger Bonvin, conseiller fédéral et Roger Merlin, chef du service de rédaction et de traduction de la Chancellerie fédérale. Tous deux exprimèrent l’estime qu’ils portent à l’oeuvre du Fichier et formèrent leurs voeux pour son avenir. La réception fut suivie d’un exposé du professeur Jean Humbert de l’Institut de français de l’Université de Fribourg sur le thème « Prestige du style ».

A fin 1969, le Fichier avait édité 816 fiches, soit 368 blanches (vocabulaire français) et 448 vertes (traductions de termes allemands).

Contacts avec d’autres organismes

Dès cette époque, le Fichier français échange ses travaux avec les organismes suivants, qui visent le même but :

  • l’Office du vocabulaire français, à Paris,
  • le Cercle de presse Richelieu et Association Défense de la langue française, à Paris,
  • le Comité d’étude des termes techniques français, à Paris,
  • le Service de documentation du Dictionnaire de l’Académie française, à Paris,
  • la Fédération du français universel, à Paris (dont il est membre fondateur),
  • la Biennale de la langue française, à Paris (également membre fondateur),
  • l’Académie canadienne française, à Montréal,
  • le Comité de linguistique de la radiodiffusion canadienne, à Montréal,
  • l’Office de la langue française du Ministère des affaires culturelles, à Montréal,
  • le Club de la grammaire, à Genève,
  • l’Association internationale des journalistes de langue française,
  • l’Association internationale des parlementaires de langue française.

Il trouve aussi, auprès de ces institutions la collaboration la plus amicale lorsqu’il juge nécessaire de les consulter pour préciser la valeur de certains termes.

C’est en 1964 que le Fichier est invité à Paris où il participe à la constitution de la Fédération du français universel. Il y est représenté, particulièrement, par André Amiguet. Il prend part régulièrement aux Biennales de la langue française où ses membres (André Amiguet, Pierre Murith, puis d’autres) présentent des exposés appréciés. Ses délégués ont pu constater à ces occasions que le Fichier français jouissait d’une large audience dans les pays de langue française et que le système qu’il avait adopté, par sa souplesse et sa possibilité de mise à jour rapide, était un des plus simples et des plus pratiques.

Fondant la rédaction de ses fiches sur une documentation aussi abondante que possible, en décembre 1960, le Fichier met à la disposition de ses abonnés une Liste des références des ouvrages que ses collaborateurs consultent lorsqu’ils étudient des termes et des expressions soumises par les abonnés. Une réédition de cette liste a été faite en 1967 puis, dès la mise des fiches sur l’internet la liste, qui avait bien vieilli entre temps, a été abandonnée.

Première publication

En 1965 le fichier publie un modeste ouvrage intitulé « De l’emploi des majuscules ». Une commission y a travaillé pendant plus d’un an. Cette brochure connut un vif succès. Rapidement épuisée, elle a été rééditée en octobre 1973. Aujourd’hui elle est épuisée. Une réédition n’est pas envisagée. (annexe no 3).

Entre 10e et 20e anniversaire

Les activités du Fichier se déroulaient normalement mais l’intérêt pour les Fiches blanches faiblissant on finit par renoncer –provisoirement - à en publier. L’assemblée générale du 11 octobre 1971 ajoutait aux statuts un article « provisoire » dont la teneur est la suivante :Article 14 Sur proposition de la commission (lire : comité), les articles 1er et 2 des statuts sont modifiés en ce sens que l’activité du Fichier français se limitera provisoirement à la publication de fiches vertes, dans toute la mesure du possible, et à une assemblée générale annuelle, avec conférence. Notre fichier conserve, en tout temps, la faculté de reprendre une plus large activité si le besoin s’en fait sentir et si les possibilités matérielles le permettent.

Cet article fut purement et simplement abrogé quelques années plus tard quand il apparut que les fiches blanches n’étaient plus d’actualité car on trouvait de plus en plus d’ouvrages de qualité qui traitaient avec beaucoup d’à propos de l’usage du français.

20e anniversaire – octobre 1979

En octobre 1979, le Fichier fêtait son 20e anniversaire. Devant plus de 100 personnes réunies au Zunfthaus zu Webern, Madame Anne-Marie Carrère, documentaliste au Service du dictionnaire de l’Académie française, faisait un brillant exposé sur ce « monument » qu’est le dictionnaire de l’Académie. Un apéritif mettait fin à cette partie officielle puis le comité du Fichier réunissait ses invités, notamment les membres de la commission « verte », autour d’un repas en compagnie de Madame Carrère. Elle nous apportait aussi le salut de Maurice Genevoix, ancien secrétaire perpétuel de l’Académie, qui a bien connu le Fichier, et de son successeur Jean Mistler, tous deux empêchés.

Au cours de la manifestation, après la conférence de Madame Carrère, Monsieur Gilbert Baechtold, conseiller national, de Lausanne, vice-président de l’Association des parlementaires de langue française (le président était M. Léopold Sédar Senghor) a remis au Fichier français la « médaille de la francophonie » (médaille Onésime Reclus). L’avers de cette médaille porte le portrait d’Onésime Reclus (1837-1915), le revers est frappé d’un vers de Léopold Sedar Senghor, président du Sénégal : « Les mots du français rayonnent de mille feux ». Cette médaille, gravée par l’artiste Jacques Desvignes est une oeuvre de la Monnaie de Paris. Photo en annexe no 4. Qui est Onésime Reclus ? Tout simplement le fondateur de la notion, et du terme « francophonie ». A l’époque de son 20e le Fichier avait édité 1200 fiches dont 452 fiches blanches et 748 vertes.

Jusqu’au 25e anniversaire

Entre le 20e et le 25e anniversaire, soit pendant les années 1980 à 1985, le Fichier français entendait quatre conférences, soit celle de Claude Bodinier en 1980 « Le courrier d’un chroniqueur du langage », puis en 1981 le professeur Ernest Schulé, de l’Université de Neuchâtel, nous entretenait de l’entrée, dans le Petit Larousse, des 100 premiers termes romands qu’il avait été appelé à fournir à Larousse (qui n’en voulait, au départ que 50). François-Xavier Simard du Ministère canadien de l’énergie nous entretenait de « La défense du français dans l’administration canadienne », en automne 1981.

Cette année 81 était fertile en événements pour le Fichier français puisqu’à l’automne, la IXe Biennale de la langue française se tenait à Lausanne et à Aoste du 2 au 10 septembre. Les thèmes de la IXe Biennale étaient : « Qualité de la langue, qualité de la vie », « L’ordinateur trait d’union de la francophonie » et « La presse d’entreprise et la langue française ».

Pour la partie lausannoise et le transfert de la Biennale à Aoste, l’organisation fut confiée au Fichier français. Le comité la délégua à Amiguet et Monnerat. Quel « boulot », mais combien de rencontres amicales et enrichissantes aussi. Mon bureau à Lausanne (c’est Monnerat qui parle) a littéralement « croulé » sous les sollicitations de toute nature. Un de mes employés a travaillé à plein temps, bénévolement, pendant près de trois mois pour la Biennale.

Le déplacement entre Lausanne et Aoste s’est fait en autocar mais, tandis que les bagages prenaient la route jusqu’à Chillon, les biennalistes eux, faisaient le déplacement en bateau d’Ouchy à Chillon où ils étaient accueillis par un groupe de trompettes thébaines.

Sur le bateau, Jacques Addou de la Radio romande énumérait, pour les biennalistes ravis du paysage de Lavaux, la longue litanie des artistes ou personnages illustres y ayant séjournés ou habités, de Simenon à Lausanne à Kafka à Villeneuve en passant par Kruger (président de l’Afrique du Sud) à Clarens ou Charlie Chaplin à Vevey.

Juin 1981 voit aussi la mise à disposition des membres d’un fichier de 113 cartes de « collaborateurs ». Ce fichier est accompagné d’un répertoire : ceux des membres qui l’avaient accepté faisait l’objet d’une fiche sur laquelle était consignées les (la) spécialités de la personne et, en général, les jours et heures où elle acceptait de répondre – gratuitement – aux questions des autres membres.

Ce fichier a peu été utilisé et, de ce fait, sa mise à jour n’a pas été faite.

1981 est aussi l’année qui voit la publication de l’opuscule « Précis de formules épistolaires » sorti de presse 3 semaines avant l’ouverture de la Biennale de la langue française. La presse en a parlé de façon élogieuse. Il a été tiré à 2.500 exemplaires, distribué aux 180 biennalistes, à tous les membres, à plus de deux cents prospects, aux librairies, à de nombreux amis. Trois ans plus tard, cette première édition était épuisée et le Fichier faisait un retirage de 2.000 exemplaires supplémentaires. Il est à ce jour épuisé. Annexe no 5.

Une refonte complète est sur le métier pour une réédition vers le milieu de l’année 2011. En 1982, entrée au comité de Patrick Bergen, lors de l’Assemblée générale du 22 février puis en 1983 de Patrice Clerc. L’assemblée de 1982 a été marquée par une remarquable conférence de M. Joseph Hanse, auteur de plusieurs ouvrages dont le tout récent « Dictionnaire des difficultés grammaticales et lexicologiques », sur le thème « Situation de la langue française ». Après son exposé, Monsieur Hanse, à qui nous avions envoyé nos fiches, se livra à une critique constructive de notre travail. Ses remarques, ses encouragements et son soutien amical nous ont aidés à redessiner plus clairement notre avenir, à la veille du 25e anniversaire.

25e anniversaire

Un petit opuscule, Le lustre de cinq lustres, publié en 1986 (annexe no 6) a largement relaté cette manifestation au cours de laquelle, outre un mot chaleureux du conseiller fédéral Jean-Pascal Delamuraz et un court message de Conrad De Bros, membre fondateur, l’assemblée forte de quelque 120 personnes entendit deux exposés :

Le premier de M. Pierre-Olivier Walzer, professeur à l’Université de Berne sur :
Aspects de la langue et de la personnalité de l’écrivain Charles-Albert Cingria
l’autre de M. Jacques Cellard, grammairien, journaliste au journal « Le Monde » à Paris sur :
Le français, langue de contact. Cette fête du 25e anniversaire fut d’une grande qualité.

La distribution de fiches vertes continuait, bon an mal an, au rythme d’une trentaine environ par année. Les conférences données lors des assemblées annuelles se succédaient. Leur très bonne qualité maintenait une présence d’une quarantaine de membres à chaque assemblée. On trouve la liste des conférences sur le site internet www.fichier-francais.ch. On la découvre aussi en annexe. (annexe no 11 ). Le coût des fiches était alors 18 francs le cent. Ce montant servait de cotisation. En octobre 1990, nous avions édité 1058 fiches vertes. On renonçait à la réédition des 470 fiches blanches dont le fonds était épuisé et dont certaines n’étaient plus d’actualité.

En 1992 la Biennale se tient à Lafayette. Le Fichier y est représenté par MM. André Amiguet, Pierre Murith, Blaise Crevoisier, Patrick Bergen. Premier « retirage » aussi des 1.000 premières fiches vertes dont le stock est épuisé. En septembre 1992, sept membres du Fichier, dont 4 du comité (Patrick Bergen, Pierre Murith, Antoine Saucy, Jean-Pierre Monnerat) participent à une réunion de travail à la Maison de l’Europe à Cluny où le CILF (Conseil international de la langue française) venait de prendre ses quartiers. Nous y étions reçus par Hubert Joly, ami de longue date du Fichier. C’est aussi en 1992 qu’André Amiguet quittait le comité. Il y avait de grandes tensions entre sa vision de l’avenir et celle d’autres membres du comité.

Dans la communication no 71 d’août 1994, nous parlions d’une revue, «Francophonie vivante», dirigée par Madame Claire Anne Magnès, épouse du professeur belge Albert Doppagne. Le premier numéro de cet ouvrage contenait, notamment, deux excellents articles (Du mégaprocès au gigareportage : évolution lexicale et D’abatteuse à zoologiste, féminiser les noms de métier, fonction, grade ou titre). dus à la plume de Madame Lenoble-Pinson, que nous retrouverons 15 ans plus tard parmi les quatre oratrices et orateurs de notre 50e anniversaire.

Avenir du Fichier (1994-1995)

Le comité constatait depuis quelques temps des lourdeurs dans nos structures, une chute d’intérêt dans la préparation des fiches. Bref, il se demandait s’il fallait continuer. Le nombre des membres baissait aussi fortement. Il en restait à peine 350 à 400. Il lança donc une courte enquête sur l’avenir du Fichier. Voici les résultats obtenus aux diverses questions posées en 1994 :

oui non le Fichier doit-il continuer d’exister

188 12 membres disposés à fournir des termes 95 63
membres intéressés à participer activement 40 101
choix d’un supports pour les fiches :
fiches cartonnées A6 155
disquette informatique 85
CD-Rom 37

Le comité recevait donc un encouragement manifeste pour continuer. Il avait aussi un nouveau réservoir de membres désireux de s’investir. Il y puisa pour consolider les structures, notamment la « Commission des fiches vertes ». A ce moment-là, nous avions édité 1192 fiches vertes. C’est en 1994 aussi que le comité et la commission verte décidaient de réviser toutes les fiches vertes et de les publier sur un propre site internet. Commande était passée par l’intermédiaire de notre collègue Walter Blaser à la société ARK-IT qui remplit rapidement sa mission, permettant ainsi de commencer à charger les fiches révisées sur ce nouveau support. L’équipe se compose d’une dizaine de personnes et se réunit, en principe, une fois par semaine de 17h45 à 21h30. Elle révise de 5 à 10 fiches par soirée. Les textes sont saisis sur un support électronique, le Fichier entendant monter son propre site internet.

Le 31 mai 1996, le fichier participait à une réunion de travail réunissant, à l’instigation du Schweizerischer Texterverband, l’ASTTI (Association suisse des traducteurs, terminologues et interprètes), l’AARR (Association des adaptateurs et rédacteurs romands), la SVDS (Schweizerische Verein für die deutsche Sprache) et le Fichier français. A l’issue d’une réunion très prometteuse, on décida de continuer l’exercice mais, malheureusement, il n’y eut aucune suite.

En août 1997, la XVIIe Biennale de la langue française s’est tenue à Neuchâtel. Elle nous a à peine effleuré car nous n’y avions pas été invités. Le nombre des membres, intéressés par la mise sur internet a recommencé à croître, très légèrement, mais assez régulièrement.

40e anniversaire – 6 novembre 1999

Une belle assemblée générale s’est tenue à la Berufsmaturitätschule à Berne pour fêter cet anniversaire. Messieurs André Thibault, professeur à l’Université de Strasbourg s’est exprimé sur Le traitement des emprunts dans le Dictionnaire suisse romand et Pierre Knecht, professeur honoraire, directeur de la publication, a présenté Une vue d’ensemble de ce recueil Le Fichier français a réédité, pour l’occasion, un ouvrage produit en 1997 par la DLF et qui porte sur « Les rectifications de l’orthographe du français ». Tous nos membres l’ont reçu gratuitement. (annexe no 7) Quelques dizaines d’exemplaires ont été remis à la Délégation à la Langue Française.

Entre 40e et 50e

En 2001, nous recevons des nouvelles de la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges sur le Fonds Georges Bühler, importante documentation déposée là-bas par le Fichier français. La matière est trop abondante pour que la Bibliothèque elle-même mène un gros travail de classement et de sélection. Cela va « au petit trot ». Le 15 mars 2001, lors de notre Assemblée générale annuelle, Monsieur Alfred Gilder, écrivain, haut fonctionnaire auprès du Ministère des finances à Bercy, nous gratifiait d’une conférence fouillée et donnée avec beaucoup d’humour sur le « franglais ». Nous retrouverons Alfred Gilder, devenu entretemps ami du Fichier, comme orateur lors des manifestations du 50e anniversaire en 2009. Lors de cette assemblée générale 2001, la commission de toilettage des fiches vertes annonce qu’elle en est à la lettre « S ». Ce groupe travaille avec méthode, efficacité et beaucoup de professionnalisme. En 2002, c’est le journaliste Christoph Buchi, correspondant en Suisse romande de la NZZ qui nous parlait « Röstigraben » en compagnie de sa traductrice Madame Ursula Gaillard. Son ouvrage «Röstigraben, das Verhältnis zwischen deutscher und französischer Schweiz» devient, en changeant de langue, « Mariage de raison, Romands et Alémaniques : une histoire suisse ».

La commission de toilettage en est à la lettre Z. Félicitations et applaudissements de l’Assemblée saluent cette information.

L’année suivante, l’Assemblée prend acte de la totale disponibilité du site internet du Fichier français de Berne sous www.fichier-francais.ch. C’est en septembre que sa mise en ligne est entièrement disponible. Le site contient toutes les fiches révisées et enrichies. Le travail de relecture de chaque fiche est, lui aussi, bien avancé.

A l’Assemblée générale de 2004, le site est présenté par un groupe de collaborateurs du Fichier. L’orateur est M. Jean-Marie Vodoz, ancien rédacteur en chef de « 24 Heures ». Il présente l’Association Défense du français, ses buts, son travail. En 2005 et 2006, les Assemblées générales sont tenues à la Käfigturm, locaux gérés par la Confédération dans l’esprit des échanges entre communautés linguistiques et culturelles des quatre régions linguistiques de Suisse.

En 2006 on évoque, pour la première fois, le 50e anniversaire du Fichier qui se tiendra en 2009. Le comité lance un appel aux membres pour la constitution d’un groupe de travail qui pourrait se charger de mettre une manifestation originale sur pied. L’assemblée de 2007 rend compte des premiers travaux entrepris pour le 50e et renouvelle son appel à étoffer le Comité d’organisation qui s’est mis à l’oeuvre sous l’impulsion de Jean-Pierre Monnerat. Ce dernier signale la participation bienvenue de M. Jean-Pierre Kleiner, mari de la secrétaire Elisabeth Kleiner. Sa participation apporte immédiatement un souffle frais et bienvenu dans l’équipe.

Madame Anne-Marie Gendron est l’oratrice du jour. Elle est terminologue à la Chancellerie fédérale et nous parle de la « Banque de terminologie IATE ». Madame Gendron sera la troisième conférencière de notre journée festive du 12 septembre 2009 – 50e anniversaire du Fichier.

Il faut relever aussi que, tout au long de ces années, la commission de production des fiches vertes continue son travail, inlassablement et efficacement. Elle produit chaque année son lot de fiches, dont certaines sont de très haut niveau.

Avant le 50e anniversaire

L’assemblée de 2008 prend connaissance de l’ossature des festivités du 50e anniversaire qui sera célébré le samedi 12 septembre 2009 avec une matinée de travail riche d’une table ronde de 4 orateurs : Mesdames Michèle Lenoble-Pinson, professeure à l’Université St- Louis de Bruxelles et Anne-Marie Gendron, terminologue à la Chancellerie fédérale et Messieurs Alfred Gilder, écrivain, haut fonctionnaire à Paris et Renaud Moeschler, traducteur au SECO, membre du comité du Fichier, « technicien » de nos fiches. Un repas festif clôturera la manifestation du matin. Une publication commémorative sera éditée. On prévoyait une cinquantaine de pages. Il faudra en compter cent. La préface sera due à Monsieur Armin Walpen, Directeur général de SRG SSR idée suisse. La manifestation est placée sous le parrainage de Monsieur Didier Berberat, conseiller national.

Lors de cette assemblée tenue le deux juin 2008, l’orateur est Monsieur Marcel Lejoly, Commissaire de district adjoint d’Eupen, Malmedy et Saint-Vith qui nous entretient de la cohabitation de l’allemand et du français dans la Communauté germanophone de Belgique. Le site internet se consolide. On le consulte de plus en plus. Après quelques tâtonnements, les fiches sont aisément consultables. On en compte à ce jour 1344 (la dernière est Nachhaltigkeit).

Nous abordons l’année 2009. L’assemblée générale se tient le lundi 2 mars 2009 à la Maison des cantons. A la date de notre assemblée, nous avons édité 1356 fiches vertes. Le conseiller national Didier Berberat nous parle de la genèse et de l’élaboration de la loi fédérale sur les langues nationales et la compréhension entre les communautés linguistiques. Conférence très intéressante de celui qui, acceptant d’être le parrain de notre manifestation du 50e anniversaire en septembre, ouvre ainsi l’année de notre demi-siècle d’existence.

50e anniversaire

Juillet 2009 voit l’envoi des invitations à la manifestation du 50e anniversaire de notre association. Elle se déroulera le 12 septembre 2009, à l’Hôtel Bern, Zeughausgasse 9 de 9 heures à 15 heures, selon un programme étoffé, dont on trouve un exemplaire en annexe à la présente. (annexe no 8) Une centaine de personnes participent à la manifestation et reçoivent, après sa présentation un exemplaire de la publication festive Côtoyer-cohabiter, préfacée par M. Armin Walpen directeur général SRG SSR idée suisse et contenant une quinzaine de contributions. La table des matières de la publication est jointe sous annexe no 9 ci-après. Un banquet clot la manifestation. La plaquette est envoyée à tous les membres ainsi qu’à un très large éventail de personnes intéressées.

Le 50e a eu une bonne audience. Il y a un bon « retour » et le comité tente d’en tirer la « substantifique moelle ».

L’année 2010 a vu aussi se dérouler l’Assemblée générale ordinaire, le 7 juin 2010. Pour ne pas faillir à la tradition, l’Assemblée entend une conférence sur un sujet très peu connu, même des traducteurs du Fichier : Les aléas de la traduction multimodale (sous-titrage de films, etc). Le conférencier est Monsieur Henri-Daniel Wibaut, responsable de la section de français à l’Institut de traduction et d’interprétation (IUED) Université des sciences appliquées de Zurich (ZHAW). Sa conférence, complétée par des projections … est présentée avec beaucoup d’humour par l’orateur. L’adresse de M. Wibaut a été fournie par notre président, Patrick Bergen qui, décidément, connait beaucoup d’orateurs de qualité.

Les Actes du 50e sont publiés en janvier 2011 (annexe 10). Ils sont distribués à chaque membre du Fichier ainsi qu’à un large éventail de personnes : invités au 50e, amis et proches du Fichier, prospects, etc. Ces Actes, tout comme la plaquette festive, reçoivent un bon accueil.

XIIIe Sommet de la Francophonie

En octobre 2010, le Fichier français tient un stand en compagnie d’autres organismes défendant la langue, dont Défense du français, porteur du stand. Un « Village de la francophonie » est ouvert du 17 au 24 octobre 2010 à Montreux, pendant le XIIIe Sommet de la francophonie qui se tient dans la ville de la Riviera. Cette manifestation nous a permis de nouer, ou de renouer, des contacts fructueux avec Défense du français notamment.

Conclusion

C’est ici, à fin 2010, que je termine ce survol des activités du Fichier français de Berne. Il est un peu détaillé et, sur certains points, correspond à ma vision personnelle de la trajectoire accomplie par le Fichier. D’autres verraient probablement la chose différemment. La documentation à disposition, notamment les communications aux membres, numérotées de 1 à 100 (d’octobre 1959 à mars 2011) ainsi que les publications éditées au cours des années, surtout celles des 25e et 50e anniversaires, permettront à chacun de compléter ou de modifier sa vision de ces 51 ans d’activités.

Jean-Pierre Monnerat, trésorier du Fichier français de Berne
Berne et Renens, le 30 mars 2011

Historique du fichier français de Berne, devenu sous la loupe en 2016

Anne-Lise Greber-Borel /12.01.2018

(suite de l’historique rédigé par Jean-Pierre Monnerat)

Je reprends là où Jean-Pierre Monnerat a terminé son récit détaillé de l’évolution de l’association. C’est
l’occasion de lui rendre hommage en soulignant à quel point il a contribué à l’épanouissement du Fichier
français de Berne, tout particulièrement lorsqu’il s’est agi d’organiser la manifestation du 50e anniversaire
de l’association.

2011

En janvier 2011, publication des «Actes», ouvrage réunissant les textes des exposés des intervenants du 50e anniversaire. 
Dans l’élan occasionné par le 50e anniversaire, une commission ad hoc menée par Madame Josette Fallet, alors collaboratrice à Panorama (Formation, orientation, marché du travail) reprend le «Précis de formules épistolaires» épuisé de longue date et régulièrement demandé par des intéressés. Elle procède à une refonte complète, le modernise et y ajoute des chapitres tels que la nétiquette (usages dans les messages par courriel), la féminisation des professions, quelques formules à placer dans des circonstances exceptionnelles et un florilège d’erreurs fréquentes dans la correspondance. L’ouvrage, intitulé «Correspondre aujourd’hui», est publié en octobre 2011 à 5000 exemplaires et mis en vente pour le prix de 20.— port compris (montant réduit plus tard à 15.--). Il connaît un succès immédiat et donne un nouvel éclat à nos travaux. De plus, les recettes générées par les ventes permettent de renflouer la caisse de l’association, mise à mal par les festivités de 2009.

Lors de l’assemblée générale de 2011, l’orateur est Alexandre Duchêne, directeur de l’Institut de
plurilinguisme de l’Université de Fribourg qui présente un exposé sur «Le plurilinguisme dans les dessins de presse: quand la satire nourrit le débat social».
Le Fichier français de Berne adhère à la nouvelle Association romande et francophone de Berne et environs ARB (qui remplace l’Association romande de Berne), fondée le 10 novembre 2010, au titre de membre collectif, ceci afin de mieux exploiter les synergies des divers groupements attachés à la langue française sur la place de Berne. En novembre également, Michèle Lenoble-Pinson effectue un cycle de conférences, dont la participation à un café francophone à Neuchâtel et un cours à l’intention des rédacteurs/traducteurs de l’administration fédérale à Berne.

2012

En 2012, à l’occasion de notre assemblée générale, nous avons accueilli Jean-Pierre Anderegg, qui est venu parler de la frontière linguistique de Bienne à Fribourg, (telle qu’elle est marquée par les noms de lieux et les lieux-dits. Le comité décide de lancer une « action recrutement » car le nombre de nos membres tend à baisser, en raison de l’âge des anciens membres d’une part et de l’attraction des sites proposant des traductions sur internet d’autre part. En octobre 2013, Michèle Lenoble-Pinson est de retour pour une conférence sur l’histoire de la langue français sous l’égide de Co-Term et de la Maison des Cantons.

2013

En mars 2013, dans le cadre de la Semaine de la Francophonie (SLFF), Alfred Gilder présente un exposé sur «Le français langue joueuse», co-organisé par le FFB. Par ailleurs, le Fichier participe au festival Verbophonie à Yverdon, organisé par l’Association suisse des journalistes de langue française. Notre assemblée générale a le plaisir d’assister à la conférence d’Aurélie Reusser-Elzingre intitulée «Il veut pleuvoir, viens dîner à l’intérieur : à propos du patrimoine linguistique de Suisse romande».

2014

L’année 2014 a été riche d’événements puisque le FFB a co-organisé un café francophone à Berne et
participé à une conférence de Madame Lenoble-Pinson organisée par l’UNAB dans le cadre de la SLFF. Les rencontres du réseau RFA (réseau franco-allemand) sont assidûment suivies par un membre du comité et un autre siège dans le comité de l’ARB. Le conférencier de l’AG de cette année n’est autre que Patrick Bergen, vice-président du Fichier français (faisant suite à dix années de présidence), qui a captivé
l’assistance en dévoilant qu’un mot recouvre plusieurs sens : la polysémie dans le vocabulaire des
institutions. En octobre, le Fichier a encore co-organisé avec l’ARB et l’UNAB une conférence donnée par
Suzette Sandoz (professeure de droit et ancienne députée au Conseil national) sur «Le multilinguisme :
richesse ou snobisme».

2015

En mars 2015, invité par six organisations de la place (dont le FFB) dans le cadre de la SLFF, Pierre Assouline (journaliste, écrivain et enseignant) a présenté un brillant exposé intitulé «Pour la plus grande gloire de la conversation». A l’occasion de l’AG, Lucienne Hubler (historienne, contributrice et rédactrice du Dictionnaire historique de la Suisse) a suscité un vif intérêt pour sa présentation haute en couleurs du «Dictionnaire historique de la Suisse : un ouvrage multilingue». L’action recrutement lancée en 2012 n’a pas porté beaucoup de fruits. Il est très difficile de se distinguer au milieu des moult offres de services présentes dans les médias modernes. C’est pourquoi le comité réfléchit à la possibilité de moderniser l’image du Fichier français, en commençant par un changement de nom, et demande à ses membres de faire des propositions. En automne, le FFB participe à une rencontre des groupements s’intéressant à la langue française organisée par l’ARB.

2016

Une nouvelle fois, une manifestation est organisée par cinq organisations de la place de Berne au cours de la SLFF, le 14 mars 2016. Il s’agit d’un entretien-débat sur «La littérature peut-elle sauver le climat ?» avec la participation de Daniel de Roulet (écrivain) et d’Emmanuel Khérad (journaliste). L’oratrice de l’AG ordinaire est Marie-José Béguelin (professeure honoraire de linguistique française) qui présente les Procédés graphiques à l’oeuvre dans les SMS. Le remue-méninges visant à trouver un nouveau nom pour notre association aboutit lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue le 12 septembre 2016. La dénomination retenue est «sous la loupe» et une modification des statuts est adoptée. C’est ainsi que nous nous appellerons désormais. Une refonte du site internet et un nouveau prospectus adaptés à ce nouveau nom et destinés à dépoussiérer la vision de notre activité sont prévus. En novembre, sous la loupe organise une visite du Centre Robert Walser à Berne, très appréciée des participants.

2017

Une table ronde est co-organisée par sous la loupe et l’AMOPA (Association des membres des Palmes
académiques) en février 2017, portant sur L’enseignement des langues nationales en Suisse : désamour
pour le « Frühfranzösisch ?. Par ailleurs une conférence publique organisée par l’Alliance française, à
laquelle nous étions associés, est donnée par Metin Arditi le 21 mars 2017 (au cours de la SLFF). Il y parle de son livre «L’enfant qui mesurait le monde». L’ouvrage «Correspondre aujourd’hui» sera mis en ligne pour être consulté par nos membres. L’oratrice de la conférence présentée lors de l’AG 2017 est Sara Cotelli (directrice du Centre de langues de l’Université de Neuchâtel) et porte sur une question historique «Le Jura parle français : Question jurassienne et idéologies langagière». Nouveauté à Berne, le 14 septembre 2017, le festival du film français d’Helvétie (FFFH) fait une incursion à Berne après avoir été de longues années confiné à Bienne. Le soutien des organisations de la place est sollicité par l’organisateur, Monsieur Kellenberger.

2018

Avec le retour de la SLFF, le mois de mars voit se dérouler une conférence en duo «Les secrets de la Maison Blanche», présentée par Nicole Bacharan (historienne et politologue) et Dominique Simonnet (écrivain et essayiste. Cette manifestation est co-organisée par les cinq mêmes associations.

L’Assemblée générale de sous la loupe se trouve agrémentée d’un exposé passionnant sur «La géographie de quelques germanismes en français de Suisse romande», présenté par Mathieu Avanzi, linguiste, actuellement chargé de recherche au centre VALIBEL (Institut du Langage et de la Communication) de l'Université catholique de Louvain pour le compte du FNRS (Belgique) et professeur, notamment à Berne et à Grenoble.